En 2025, webSYNradio s’était associée à Radio Bloc Oral pour diffuser FUKUSHIMA +14, un programme de musiques originales commémorant la tragédie de l’accident nucléaire de FUKUSHIMA (Japon, 11 mars 2011), et nous invitant à réfléchir, agir, en relation aux graves usages et conséquences du nucléaire.
2026, RBO récidive et présente, en accord amical à webSYNradio : FUKUSHIMA +15, du 9 au 22 mars de 14h à 6h du matin (UTC-5)
La programmation mise en ondes est définie par Dominique Balaÿ (webSYNradio : https://synradio.fr / Fukushima Open sounds : https://fukushima-open-sounds.net)
Les contributeurs : Ryoko Sekiguchi, Cristian Vogel, Frédéric Mathevet, Masateru Kawakami, Emmanuelle Gibello, François Berchenko, Elisabeth Valetti, Michel Titin-Schnaider, Dan Charles Dahan, Aurélie Lierman, Carl Stone, Dragos Tara, Fred Sonix, Christine Webster, Roxanne Turcotte, Yan Breuleux, Gaël Segalen, Heike Fiedler, Emmanuel Mieville & Patrice Cazelles, Cal Lyall, Lionel Marchetti, Eric Cordier, Julia Drouhin, Joachim Montessuis, Ayako Sato, Tomoko Momiyama, David Christoffel, Bérangère Maximin, Furukawa Hideo, Julien Blaine, Richard Pinhas, Kenji Kojima, Yoko Higashi, Rodolphe Alexis, Yasuaki Shimizu, Salvatore Puglia & Philippe Poirier, Aurélien Chouzenoux, Maïa Barouh, Sébastien Job, Monsieur Viande, Céline Perier, Ludovic Bernhardt & Bruno Lecat, Janusz Brudniewicz…


Fukushima, 15 ans
À l’occasion des quinze ans de la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2026 rappelle une tragédie dont les séquelles persistent, malgré les efforts pour en gommer la mémoire. L’événement est figé comme dans une sorte de résine translucide. Les autorités japonaises, après avoir été déchargées de toute responsabilité judiciaire en 2022, promeuvent une « reconstruction » de façade, incitant les habitants à revenir dans des zones contaminées où l’agriculture et la pêche, autrefois prospères, ne peuvent plus reprendre. On a beau le savoir, rien ou si peu se passe, ne serait ce que pour alerter sur les risques de cette politique, qui sont encore aggravés par l’accession au pouvoir d’un gouvernement ultra nationaliste : relance du nucléaire, prolongeant la durée de vie des réacteurs et en construisant de nouveaux, malgré l’absence de plans d’urgence crédibles. Même des décisions plus controversées, comme le rejet des eaux radioactives en mer, passent presque inaperçues, faute de réactions internationales fortes.
Depuis 2011, des projets comme le festival Fukushima!, porté par Otomo Yoshihide, ou le projet sonore collaboratif Fukushima Open Sounds, qui en découle directement, mobilisent des artistes du monde entier pour percer les couches de résine successives où se trouve englué le sens même de l’événement, et maintenir une conscience de la catastrophe. À travers performances, festivals et collaborations, ces initiatives artistiques révèlent ce que les discours officiels occultent : une crise qui va s’étirer sur des décennies, touchant les générations actuelles et futures.